Ou plutôt la question de la restauration de la confiance des citoyens envers l’Europe, sur laquelle s’est penché notre comité En Marche ! de Sydney.

Bonne lecture !

Le constat

L’Europe est un projet qui s’est construit sur un socle solide celui de paix et stabilité. Ces valeurs ont aujourd’hui été remplacées, dans l’esprit des citoyens, par une Europe bureaucratique coupables de tous les maux de chacune des nations qui la constituent. Restaurer cette confiance ébranlée est selon nous un point clé dans la reconstruction du lien entre l’Europe et ses Européens. Il s’agit de convaincre à nouveau des populations qui doutent, voir rejettent ce projet européen. De prime abord, il s’agit de comprendre les motivations de ce rejet.

Bien sûr, le chômage persistant et la démagogie des extrêmes font ravage. Mais pas seulement. Il y a aussi des problèmes liés aux institutions. Il faut fortement questionner la bureaucratie actuelle de Bruxelles, peu de participation aux élections européennes, peu de suivi/relai des discussions menées à Bruxelles, confusion entre le parlement et la commission, mode d’élection de ses dirigeants, coûts (…) autant de points flous qui se doivent d’être éclaircis.

La deuxième raison, ou motivation, est plus politique. Il faut aussi aller chercher ces votes qui ont perdu leurs illusions. Il faut pouvoir leur dire que l’on comprend leur rejet. Arrêter de dire « Vous avez tort, il faut plus d’Europe », et commencer par dire “Oui, l’Europe actuelle est trop bureaucrate, il faut la reformer et la rapprocher de vous ».

Il s’agit donc de faire changer de perception – il faut plus d’Europe oui, mais une nouvelle Europe !

Comment ?

Les Solutions

La Communication et L’Exemplarité

L’Europe est porteuse d’un message de paix, elle est en avance sur tous les pays du monde sur le développement durable par exemple. Le documentaire « Demain » est un bon exemple de la manière de communiquer de manière positive. Ce brainstorming nous a conduit à rêver d’un documentaire « Demain de l’Europe”. La priorité nous paraissait de mettre en valeur l’Europe et de consolider ses acquis.

Ensuite, continuer à appuyer sur le message du « Pourquoi » nous devons soutenir ce projet Européen – L’Union Européenne est la première puissance économique mondiale – face aux autres puissances mondiales ce n’est qu’ensemble et unis que nous pourrons porter notre projet de souveraineté et de démocratie.

Néanmoins, il faut mettre l’accent sur TOUS les Etats membres, oui au socle commun mais il nous faut prendre en compte les particularités de chaque Etat. Il est impossible aujourd’hui de donner l’impression que le « couple franco-allemand » définit l’Europe et son projet. Il faut plus de voix et de clarté quand il s’agit de défendre l’Europe des 28 – notre position et notre soutien aux Etats de L’Europe Centrale face aux ambitions géopolitiques de la Russie – notre position et nos solutions (surtout en tant qu’Etat d’Europe du Sud) sur les situations en Grèce bien sûr mais aussi en Espagne, au Portugal en Italie.

Casser l’image actuelle de la Bureaucratie de Bruxelles – le parlement européen se doit aujourd’hui plus que jamais d’être exemplaire – il est inconvenable que les députés ne soient pas soumis à une régulation plus stricte en termes d’assiduité mais aussi de rémunération financière liées à leurs fonctions. Une reforme claire et plus juste (cela pourrait également s’appliquer au niveau national), une parité stricte et une obligation de diversité de représentation. Une réforme qui en finirait avec le sentiment de rejet de la population envers nos institutions.

Enfin, pour ceux qui disent qu’une Europe a 28 états (ou plus ?) est impossible, nous aimerions mettre en avant l’exemple du Commonwealth, 52 nations, « indépendantes et libres » visant à partager le même socle en termes de culture, histoire, liberté d’expression, droits de l’homme, et primauté de droit ( même si des progrès certains restent à faire pour certains pays du Commonwealth en la matière.) Bien que l’histoire (coloniale) liée au projet du Commonwealth ne puisse être comparée à celle de l’Union Européenne – il s’agit de regarder ce qui fonctionne et ce qui pourrait être appliqué avec succès au projet européen.

Nous pensons qu’il s’agit de la création d’une nouvelle Génération d’Européens et d’une nouvelle Economie Européenne.

Créer une génération d’Européens

Devenir Européen passe par l’expérience individuelle, il s’agit d’aller voir, de connaitre, d’expérimenter l’Europe. Le projet proposé par notre mouvement En Marche ! qui s’engage à renforcer le programme Erasmus est une initiative solide et positive, mais qui selon nous pourrait être élargie. Le comité d’En Marche ! Sydney propose les initiatives suivantes :

  • Erasmus professionnel – des études scientifiques prouvent qu’un enfant de 0 à 2 ans peut apprendre et assimiler 6 langues sans que cela nuit à sa capacité d’apprentissage de sa langue maternelle, Nous proposons d’établir un Erasmus/ un programme d’échange européen entre éducateur/animateur de la petite enfance. Ceux-ci pourraient passer 1 année dans un autre pays européen et y apprendre la langue, la culture, le mode de vie. Leur devoir serait d’exercer leur métier et d’apprendre leur langue d’origine et transmettre leur culture aux enfants dont ils ont la garde. Les bénéfices sont clairs : de jeunes professionnels vivant une expérience positive qui consolide leur statut d’européen et une future génération d’européens, parlant plusieurs langues européennes et dès leur plus jeune âge ayant été exposée à une autre culture. Ce projet de « petite enfance européenne » pourrait être applique à d’autres métiers, s’il s’avère efficace.
  • Inclure un programme éducatif Européen au sein des programmes d’Education de chacun des états membres, avec un accent sur l’apprentissage de l’histoire européenne – pères fondateurs, création de l’Union Européenne, la démocratie Européenne, la constitution, la législation etc.
  • Créer un Service civique Européen – une initiative des 28 états qui proposent aux jeunes de 16-25 ans des missions civiques à l’étranger dans l’un des pays de l’Union Européenne.

Une Economie Européenne

L’Union Européenne est la première puissance économique mondiale, il s’agit ici de faire adhérer les populations de chacun des états membres à la proposition d’une politique économique commune juste et faisant office de levier de croissance pour CHACUN des pays membres.

Une fiscalité et un budget européen sont deux mesures clefs et phares de notre projet. Il s’agit ici d’aller plus loin et voir quelles initiatives, tactiques pourraient être efficaces pour mettre en œuvre cette politique économique de la zone euro.

Il existe aujourd’hui la possibilité de créer son entreprise au sein de l’UE et nous pensons que nous pouvons pousser cette initiative plus loin pour créer un contexte favorable et dynamique de création d’Entreprises Européennes. Ce projet pourrait être teste d’abord à plus petite échelle afin de vérifier son efficacité par exemple avec 3 pays. Plusieurs considérations :

  • Financièrement, la création de celles-ci sera supportée par la Banque Européenne
  • Les entreprises devront embaucher des employées représentant les 3 pays européens mais la diversité devra aussi être appliquée au niveau de l’équipe exécutive – une règle d’au moins 3 nationalités. La même règle pourrait s’appliquer aux niveaux des fournisseurs et partenaires.
  • Une fiscalité et règlementation de travail consolidées

Cette mesure aurait un effet positif à plusieurs niveaux – appartenance européenne , une vision d’une économie commune mais aussi une collaboration ou la diversité est vecteur de productivité.

 

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